Départ à Tunis

Bateaux à Korbous (Tunisie)
Quelques jours avant Noël 2004, un ami m’a envoyé quasi à la blague une offre de stage via Internet en guise de cadeau. Un stage de six mois en journalisme dans un hebdomadaire bilingue, français et arabe, en Tunisie. Un stage comme tous les jeunes journalistes aspirant à écrire à l’International en rêve. Parce que dans un magazine qui semblait foutrement intéressant, parce que c’était dans le monde arabe, parce que le gouvernement canadien finançait bien le programme dont relevait le stage, à savoir Jeune Professionnels à l’International.
Bien que j’en rêvasse, j’ai envoyé mon dossier dans l’heure qui suivit à la va-vite, convaincu que je n’aurais même jamais un accusé de réception. La date limite pour soumettre son dossier était le 23 décembre et nous étions le 23 décembre, en plus. Or, l’accusé est venu dans les minutes qui ont suivi. L’entrevue téléphonique est venue une heure après. Et le coup de téléphone pour m’informer que j’avais été choisie, environ 3 heures après que j’ai pris connaissance de l’existence même de ce stage.
Date de départ : trois semaines plus tard, soit la mi-janvier 2005.
Donc, une semaine de soupers, amis, famille, partys du temps des Fêtes, puis deux semaines pour tenter de m’y préparer et j’étais dans l’avion en destination de Tunis.
J’y suis finalement restée huit mois. Ai-je besoin de préciser que ce séjour en Afrique du Nord, dans le monde arabe, fut immensément rempli sur tous les plans ? Qu’il changeât profondément la vision que j’avais de ma vie et de la Vie ?
Je ne voudrais surtout pas passer ici pour quétaine, avec mes grandes phrases sur les profondes mutations qu’engendrent les séjours à l’étranger, mais, que voulez-vous, ceci est un fait.