Premières impressions…

La lettre qui suit a été écrite quelques jours après mon arrivée à Calgary. Les premiers récits, ceux des premières impressions.
8 février 2006
Cathy and Amélie in Calgary
(extraits)
Bon, au diable les remords d’avoir envie d’être exhaustive, voici la première chronique de Cathy et Amélie in Calgary.
L’arrivée à Calgary
Après avoir mangé chez Tim Horton’s à l’aéroport, (il fallait bien commencer par le début), nous avons tenté de téléphoner à Benoît, notre futur coloc. Ce dernier nous a alors fortement conseillé de nous rendre chez lui en taxi… Ça allait être bien plus simple, qu’il m’expliquait.
Le hic, c’est que notre cher Bénou n’avait pas prévu que nous tomberions sur un taxi hindou en turban qui ne connaît rien de la ville de Calgary, qui a tourné en rond pendant je ne sais plus combien de temps, provoquant du coup notre colère et notre peur de s’être fait avoir comme de vulgaires touristes fraîchement débarquées.
Finalement le chauffeur de taxi nous a seulement chargé 20 $, se confondant d’excuses de nous avoir ainsi trimbalées dans la ville, allant jusqu’à nous conduire à pied devant notre futur chez nous. Un très gentil homme, en fin de compte.
Notre chez nous
C’est alors que nous avons découvert cette sympathique petite maison et son non moins sympathique habitant, Benoît, qui nous attendait avec son amie Shelly, du pâté chinois et plein de vin… Bonne première soirée. Ce petit cocon abrite donc Benoît, un Québécois qui vit ici depuis neuf ans et sa fille Alexandra, huit ans. On vient tout juste de rencontrer cette dernière, une jeune fille pleine de vie, qui, j’en suis persuadée, mettra plein de soleil et de spontanéité dans nos vies. Il y a aussi Alexis la chienne, Rico le perroquet, un dégu (genre de hamster laitte) et pleins de poissons.
Bien sûr, on est déjà en train de comploter avec Alexandra pour avoir un minou. Ajoutez à cela : un piano, plein de plantes, un foyer et de jolis arbres dehors et des vélos qu’on pourra utiliser. Quant à notre cocon, c’est deux pièces dans le sous-sol qui nous donnent l’impression d’avoir nos petits appartements. Pour l’instant, nous dormons ensemble dans une pièce, l’autre est notre salon. Quand nous en aurons assez, une des deux pourra donc dormir dans ce salon. Voilà, je crois que vous avez à peu près le tableau de la chance sur laquelle nous sommes tombées.
La ville
Les trois journées qui se sont suivies jusqu’à maintenant ont été réservées à la visite de la ville (et aussi à la recherche de job, j’y reviens plus tard). Calgary est une belle ville, propre, riche, où chaque banque à laquelle vous pouvez penser a son gratte-ciel. C’est aussi une ville remplie de pistes cyclables, de sentiers pédestres, de parcs et de joggeurs partout, qui font leur jogging sur l’heure du dîner. Bref, une ville axée sur le plein d’air… et l’argent. C’est plutôt chouette, on a l’impression d’être dans une vraie ville . Héhéhé.
Outre le centre-ville « business », il y a le quartier sympathique du « Eau Claire Market » et le Chinatown. Sans oublier la 17th avenue, qui comme je vous l’écrivais, est LA RUE pour la faire la fête. Ce n’est certes pas à négliger. On n’en a pas trop abusé pour l’instant, on attend d’être plus avancé dans la recherche de job. Pour l’instant, notre vingtaine de CV est imprimé, les endroits sont repérés et nous commençons aujourd’hui. Nous sommes un peu stressées, mais bien confiantes, car, ce n’est surtout pas l’emploi qui manque ici.
Les démentis
Bon, avant de quitter, je me dois de démentir trop de choses entendues avant notre départ. Primo, y’a pas plein de cowboys icitte. On a vu nos premiers seulement hier, deux, et même là, ils n’avaient que le chapeau, même pas le kit. Secundo, ils ne mesurent pas tous 6 pieds, en plus d’être obèses et blonds. En vérité, question allure des gens dans la rue, on a carrément l’impression d’être au Québec, disons Montréal. C’est très multiculturel. Les paquets de clopes ne sont pas 12 $, mais 10 $ environ et on peut fumer dans les bars. On ne s’est pas encore fait attaquer parce qu’on vient du Québec. Enfin bref, aux premiers abords et à quelques différences près, c’est pas trop différent… comme si nous étions dans le même pays.
Have a nice day !
Amélie